
Interview avec Solveig L'Hévéder
Publié le 12 octobre 2024 à 13:43 · par Mika
Solveig L'Hévéder, une auteure inspirante dont la plume captive et transporte. Elle partage son parcours, ses inspirations, et ses conseils pour les écrivains en herbe.
Dans cet article exclusif, je vous invite à découvrir Solveig L'Hévéder, une auteure inspirante dont la plume captive et transporte. Solveig partage son parcours, ses inspirations, et ses conseils pour les écrivains en herbe. Plongez dans son univers et laissez-vous inspirer par son histoire.
Parlez-nous de vous en quelques mots ! C'est qui Solveig L'Hévéder ?
Oh, voilà une bonne question. Ma première réponse serait : personne ! J'ai 37 ans, je travaille, je suis heureuse en couple et maman d'un petit garçon. Bref, rien d'extraordinaire, à part que je travaille trop et que je dors trop peu — mes collègues auteurices qui me suivent sur Discord pourront confirmer, ils me grondent souvent. Il faut dire que pour cumuler les emplois de professeur des écoles, maman, autrice et streameuse sur Twitch, ça réclame pas mal de temps… Les journées sont trop courtes ! Je demande qu'on les prolonge d'au moins 3h !
Pourquoi avoir choisi l'écriture ?
J'écris uniquement pour raconter des histoires. À la base, je dessinais beaucoup. J'ai un storyboard complet d'un manga court. Le problème, c'est qu'il faut des compétences bien supérieures aux miennes pour faire ça. Alors, je me suis tournée vers l'écriture. Écrire m'a permis de développer mes histoires comme je les imaginais. Je pensais que c'était plus accessible que le dessin, ce qui est à la fois vrai — car tout le monde sait écrire — et faux, car bien écrire demande énormément de travail et d'application.
Quels thèmes récurrents aimez-vous explorer à travers vos œuvres ?
Je dirais la romance, car pour moi, l'amour est au centre de toute vie humaine. Je parle principalement d'amour romantique — combien de personnes ont volé, tué, ou que sais-je encore, par amour ? Mais il y a aussi les autres formes d'amour : l'amitié, l'amour filial, l'amour propre. L'autre thème qui revient peut-être est la recherche identitaire. Je pense que l'on ne peut jamais vraiment connaître quelqu'un, et même pas soi-même — c'est donc quelque chose qui est sans doute assez présent.
Comment vos expériences personnelles influencent-elles vos histoires et vos personnages ?
Je mets toujours beaucoup de moi et de mes expériences dans mes romans et dans mes personnages. Évidemment, aucun n'est vraiment moi ou quelqu'un que je connais, mais je prends des traits de personnalités que je vais exacerber. Ou encore une expérience précise que je vais sortir de son contexte réel et utiliser dans une histoire.
Certains éléments sont directement tirés de mon vécu personnel. Par exemple, dans Passion masquée, un personnage dit certaines choses assez violentes et crues à mon héroïne. Eh bien, ces choses, un homme me les a dites, à moi, il y a de cela de nombreuses années. Pas du tout dans le même contexte, mais je voulais me servir de cette violence réelle que j'ai subie.
Pourquoi devrions-nous vous lire ?
Parce que mes livres ne sont pas chers ! Non, plus sérieusement, je pense que la force de mes livres vient des émotions. J'essaie d'insister sur les émotions des personnages et sur leur psychologie.
La seconde raison, c'est ma plume. On m'a plusieurs fois complimenté sur la fluidité de mon écriture. Apparemment, c'est agréable et facile à lire sans être simpliste.
Enfin, je pense ne pas bien entrer dans les cases. Pour moi, il doit TOUT y avoir dans un roman. Pas juste du suspense, ou juste de la romance, ou juste de l'aventure, mais un peu de tout. Par exemple, mon thriller n'est pas seulement une enquête, mais une enquête avec du surnaturel, de la romance, un combat contre la peur. Ma romance est presque une enquête, car tout au long, on ignore qui est le protagoniste masculin, il faut tenter de le deviner en même temps que l'héroïne.
En écrivant "Portée disparue", quelles émotions ou messages souhaitiez-vous transmettre ?
Je voulais personnifier la peur que l'on peut ressentir face à l'être humain. Comme je l'ai dit, on ne connaît jamais vraiment les gens. Votre camarade si amical est peut-être un tueur en série. Sans oublier que la personne la plus équilibrée peut être capable du pire dans certaines situations. C'est tout ça que je voulais aborder au travers de cette histoire — montrer combien les apparences peuvent être trompeuses.
Avez-vous une méthode spécifique pour développer vos intrigues et vos personnages ?
Non, je n'ai pas de méthode précise. Cela varie en fonction des histoires et de mon inspiration.
Comment gérez-vous les moments de blocage créatif ?
Je n'ai pas le souvenir d'avoir vraiment eu de blocage, mais des périodes de démotivation. Dans ces moments-là, j'essaie de ne rien lâcher et de continuer à écrire, même si je trouve ça nul. Parce que je sais que si je m'arrête, je ne reprendrais sûrement pas et cela rejoindra la pile de romans inachevés que j'ai accumulée pendant des années. Parfois je garde un projet "doudou" à côté aussi, pour me changer les idées.
Quel a été le plus grand défi que vous avez rencontré en écrivant l'un de vos livres ?
Le plus grand défi a sans aucun doute été la réécriture de Portée disparue. C'était mon premier roman, le premier projet que j'avais terminé et, même si je le trouvais pas mal, je savais que des choses n'allaient pas. Le problème, c'est que je ne savais pas du tout comment l'améliorer.
Ce qui m'a permis de le surmonter, c'est la rencontre avec une personne qui en savait bien plus que moi et qui m'a fait une véritable bêta-lecture. Elle m'a pointé tout ce qui selon elle n'allait pas et ce qui allait bien, et m'a donné des pistes de réflexion. Sans elle, je n'aurais jamais atteint mon niveau actuel.
Quel livre parmi ceux que vous avez écrits vous a le plus marqué ?
Pour l'instant, je pense que c'est Passion masquée, parce que je trouvais le premier jet extrêmement mauvais. Il a vraiment fallu que je m'accroche pour le terminer. Mais après une grosse réécriture, avoir supprimé, modifié et déplacé de nombreux éléments, je trouve que c'est une histoire plutôt réussie !
Quel est le moment le plus gratifiant de votre carrière jusqu'à présent ?
Quand quelqu'un que je ne connais pas me dit qu'il a aimé mon livre.
Comment gérez-vous les critiques de vos œuvres ?
Ce n'est pas facile. Quand il s'agit de bêta-lecture, je prends les critiques comme des aides. Mais pour les livres terminés, j'essaie de rester positive. Même si quelqu'un déteste mon roman, je compare le nombre d'avis négatifs et d'avis positifs, et je me rappelle qu'on ne peut pas plaire à tout le monde. Tant que la balance penche vers les 5 étoiles plutôt que vers les 1 étoile, je me dis que je n'ai pas trop mal travaillé.
Pouvez-vous nous parler de votre processus d'écriture ? Avez-vous des routines spécifiques ?
Je travaille beaucoup au feeling. Je suis plutôt nomade. J'écris quand je peux sur ce que j'ai sous la main : ordinateur, tablette, téléphone, cahier. La seule chose fixe, ce sont les coworking d'écriture auxquels je participe et que j'anime sur Twitch, qui m'aident à avancer.
Quels auteurs ou livres ont influencé votre travail ?
Je n'en ai aucune idée ! Je ne crois pas qu'un auteur ou plusieurs m'aient influencée, ou alors je n'en ai pas conscience. En revanche, d'autres médias m'ont sans aucun doute influencée. Je pense notamment aux mangas avec les mangakas Yuu Watase et Clamp, à Sailor Moon, aux Chroniques de la guerre de Lodoss… Il y a aussi les séries télévisées : Buffy, Charmed, Xéna, Stargate SG-1, Doctor Who et Kaamelott. Ou encore les jeux vidéo, en particulier les Final Fantasy et les Zelda. Mes influences viennent plus de divers médias que des auteurs eux-mêmes.
Pouvez-vous nous donner un aperçu de vos projets futurs ?
Je devrais très bientôt sortir le tome 1 de ma Newromance Passion masquée sur Amazon. Le tome 2 devrait suivre ainsi que le tome 3, qui reprendra l'histoire du point de vue masculin — dont on ignore l'identité dans le tome 1. J'ai également une fantasy/romantasy en cours sur Fyctia. J'ai prévu ensuite de donner un petit frère à Portée disparue en écrivant le tome 2. Il y a encore d'autres projets, mais il faudra que je trouve du temps !
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?
N'abandonnez pas, voilà ce que je leur dirais. Nous avons tous des manuscrits inachevés que nous avons lâchés en cours de route. La seule différence entre un auteur qui publie et un qui ne le fait pas, c'est que le premier s'efforce de terminer ses projets. Quelle que soit la qualité de votre écriture, ne lâchez rien ! Vous pourrez rendre votre manuscrit meilleur à la réécriture, c'est à ça que ça sert !
Je leur dirais aussi de se rapprocher des communautés d'auteurs sur Twitch, car le soutien et les conseils d'autres auteurs, c'est un moteur incroyable pour se motiver, se débloquer et améliorer ses récits !
Votre mot de la fin
Lisez mes romans ! En vrai, merci d'avoir pensé à moi ! N'arrêtez jamais de rêver et n'abandonnez jamais.
« Un gagnant est un rêveur qui n'abandonne jamais. » — Nelson Mandela
Encore merci d'avoir pensé à moi, et à bientôt !
Solveig L'Hévéder
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